Une « Prazantation » problématique (des historiens contre l’histoire 2)

Une « Prazantation » problématique (des historiens contre l’histoire 2)
Par Alain Michel, historien

Première de couverture DVD "Vichy, la mémoire empoisonnée"

Première de couverture DVD « Vichy, la mémoire empoisonnée »

Le phénomène des historiens qui proclament haut et fort des affirmations erronées sur la période de l’occupation est particulièrement présent dans les médias français. On ne compte plus en effet le nombre de documentaires, fictions ou encore « docu-fictions » qui traitent de sujets touchant à la France occupée. Il faudrait faire un jour une analyse précise des contenus de ces productions, mais deux traits communs au moins peuvent être signalés : le scénario s’appuie toujours sur la doxa la plus pure, puisqu’il est toujours plus simple dans un film de simplifier pour que le spectateur puisse immédiatement comprendre quels sont les bons et quels sont les mauvais. On demande toujours à des historiens de cette même doxa d’intervenir pour enfoncer le clou et conforter le spectateur dans sa vision noir et blanc de la période, même lorsque le film est en couleurs !
L’une des dernières en date de ces productions est un documentaire de Michaël Prazan, diffusé fin mai 2016 sur France 3, et s’intitulant « Vichy, la mémoire empoisonnée ». Michaël Prazan s’était signalé il y a quelques années par un travail fort intéressant sur les Einsatzgruppen, puis par un documentaire sur le procès Eichmann. Il revient à la charge, mais cette fois sur le sujet de la France, et s’attaque à la manière dont la mémoire de Vichy aurait été passée sous silence jusqu’à ce que la mobilisation de la société civile aboutisse à la déclaration de Jacques Chirac sur la responsabilité de la France dans les crimes de Vichy…

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Une réflexion au sujet de « Une « Prazantation » problématique (des historiens contre l’histoire 2) »

  1. Alain Michel a du pain sur la planche pour changer Vichy noir et blanc en Vichy carreaux nuances gris-vert.
    Les historiens et les cinéastes sont comme les journalistes : ils marchent souvent dans la loi de la répétition à la paresseuse.
    Les contestataires doivent donner plus d’explications, annoncer leurs sources. La complexité c’est la complication qui ne fait pas bon ménage avec l’air du temps de la vitesse.
    Comment vulgariser ? Alain Michel n’y échappe pas. Avec Vichy faut encore y aller mollo-mollo, ouvrir son sac avant de rentrer.
    Des vigiles soupçonneux veillent ! Lui peut mieux se le permettre qu’un autre qui a besoin de son diplôme pour exister à l’Université.
    Mais y a peut-être de jeunes thésards courageux que j’ignore, qu’il encourage par ses écrits.
    L’histoire du temps de Vichy dont l’américain Paxton a fait son beurre sera toujours à prendre avec des pincettes.

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