Conférence : Histoire et mémoire de la rafle de Pexonne (54), du Struthof à Mauthausen

Rafle de Pexonne affiche Guillaume

Guillaume MAISSE est membre de HSCO.

Son site : http://pexonne27aout44.net/

Un document PDF très intéressant est téléchargeable ici :

http://www.resistance-deportation.org/IMG/pdf/Pexonne_27_aout_44_Bulletin_Municipal_Pex_5bis-1.pdf

 

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Avatar canadien pour le réseau Shelburn

PLOUHA L'Anse Cochat Photo GABY AD 22 16 Fi 4349

L’Anse Cochat, près de Plouha (22) d’où étaient embarqués clandestinement, sur des corvettes de la Royal Navy, les aviateurs à destination de l’Angleterre – Crédit photo : AD22

Les réseaux d’exfiltration vers l’Angleterre de l’équipage des avions alliés abattus sur le sol français pendant la Seconde Guerre Mondiale sont assez mal connus.

Le réseau Shelburn, ou François, est de ceux-là.

Un livre publié tout récemment par deux journalistes canadiens (1) semble attribuer la création et la direction de ce réseau à l’un de ses membres, un Canadien, Lucien Dumais, alias Léon. Gageons que le film dont la sortie est annoncée pour cette année (2) mettra en valeur l’action de Dumais, personnage haut en couleurs.

Cependant, Luc Rudolph, membre actif de HSCO, a lu ce livre et il nous explique, éléments chronologiques à l’appui, en quoi Léon Dumais, s’il fut un acteur efficace et courageux du réseau Shelburn et des évasions d’aviateurs à partir de l’Anse Cochat, près de Plouha (Côtes d’Armor), ne saurait faire oublier le plus discret mais véritable fondateur et chef de ce réseau : Paul-François Campinchi (3) un agent de la Préfecture de Police de Paris.

Article de Luc Rudolph :

CAMPINCHI Crédits photo Archives de la Préfecture de Police de Paris

Paul-François Campinchi – Crédit photo : Archives de la Préfecture de Police de Paris

Le réseau Shelburn est un des plus importants réseaux d’évasions homologués en France.  Son dossier (n°17 P 214) au service Historique de la Défense, montre que celui-ci fut établi par le créateur de la structure, Paul-François Campinchi[1], un employé administratif de la police parisienne, qui a aussi déposé les listes de ses près de 900 membres. Depuis quelque temps, d’inattendus articles fleurissaient sur le net faisant de Shelburn et de son fondateur des originaires non de l’hexagone mais du Canada. Cette surprenante démarche est à présent couronnée en France en 2017 par un intéressant ouvrage intitulé « Le réseau Shelburne[2] », œuvre de deux journalistes canadiens, Alain Stanké et Jean-Louis Morgan. Ceux-ci, malgré leurs propres travaux qui prouvent le contraire, qualifient à plusieurs reprises Dumais « d’animateur du réseau Shelburne » -et il est vrai qu’il contribua à le faire vivre-, comme s’il en était le chef –et il apparaît dans le livre comme tel à plusieurs reprises-. Paul François Campinchi, l’agent de la Préfecture de police de Paris reconnu comme chef de Shelburn, se trouve ainsi dégradé « chef de la section François de Shelburne [3]» ou « responsable de Shelburne pour la région parisienne » ou encore « s’occupait de la région parisienne[4] » ou « revendiquait le titre de grand patron de Shelburne[5] ». Si on comprend bien la logique de Dumais, quand il ne se revendique pas « à la tête du réseau Shelburne [6]», ce dernier était à ses yeux le maillon breton et final d’un réseau du même nom, dont François était la partie parisienne, Alsace la partie picarde, la partie pyrénéenne restant ignorée… Même si lui-même n’avait guère de contacts avec ces non-négligeables structures.

On voit donc ainsi apparaître le très respectable sergent-chef canadien Lucien Dumais Léon Desbiens, parachuté en France le 19[7] novembre 1943, comme le surprenant fondateur –tardif-, le chef, le vrai héros de Shelburne, à la faveur du « e » conservé au nom qui le démarque du réseau officiel. Assez curieusement Campinchi  occupe une place conséquente dans le travail des auteurs canadiens, mais dans une logique de rivalité avec leur compatriote.

Une vérification effectuée dans les dossiers de la Résistance en France ou dans la « bible » des réseaux rédigée par Stéphane Longuet –l’ancien chef du Bureau Résistance- Les réseaux de résistance de la France combattante, aurait pourtant permis de remettre les choses à leur vraie place.

Lire la suite sur PDF => L RUDOLPH Avatar canadien pour le réseau Shelburn – Blog HSCO

[1] Titulaire aussi au SHD, du dossier BCRA n°GR 28 P4 145 240 et du dossier Résistance n°16 P 103202.

[2] Ed L’Archipel.

[3] P.83 du livre de Stanke et Morgan.

[4] P 60.

[5] P 61.

[6] P 169.

(7) Le 16 selon son dossier français ( SHD 16 P 199322).

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Notes de l’introduction :

1) MORGAN Jean-Louis, STANKE Alain : Le réseau Shelburne, Editions l’Archipel, 2017. Un extrait du livre peut-être téléchargé sur le site de l’éditeur :

http://www.editionsarchipel.com/livre/le-reseau-shelburne/

2) Ouest-France du 26.01.2017 https://www.ouest-france.fr/bretagne/plouha-22580/le-film-sur-le-reseau-shelburn-sortira-dans-un-4763830

3) Sur Paul-François Campinchi et le réseau François-Shelburn, voir le site de sa fille, Mme Jeanne Huot née Campinchi http://evasionaviateurs.free.fr/index.php

Publications de Luc Rudolph :

  • La Police en France (avec C. Soullez, éd Milan 2001)
  • Insécurité, la vérité (id, Ed Lattès, 2002)
  • Les stratégies de la sécurité (id, Ed PUF, 2007)
  • La valse dans tous ses états (Ed L’Harmattan, 2011)
  • Policiers Rebelles (Ed LBM, 2012)
  • nombreux articles (revue syndicale, Revue Administrative)

Nature et bilan de l’épuration en Haute-Vienne : Xavier Laroudie répond aux Amis du Musée de la Résistance de Limoges

PHOTO MUSEE DE LA RESISTANCE LIMOGES Source httpwww.ville-limoges.fr

Musée de la Résistance de Limoges Source photo : http://www.ville-limoges.fr

On pourrait s’attendre à ce que les milieux attachés à la transmission de la mémoire de la Seconde Guerre Mondiale accueillent avec bienveillance et curiosité les travaux de recherche historique permis, notamment, par l’ouverture des archives. La rigueur de l’Histoire contribuant à la justesse de la Mémoire, pour paraphraser Paul Ricoeur.

Xavier Laroudie, membre fondateur de HSCO, vient de constater que la simple présentation des faits n’allait pas de soi.

Auteur du livre Un seul châtiment pour les traîtres (Geste Editions, 2016 [1]), dans lequel il publie les résultats de 15 ans de recherches sur les victimes de l’épuration dans son département de la Haute-Vienne, Xavier Laroudie a eu la mauvaise surprise de lire, dans le Bulletin 102 de l’Association des Amis du Musée de la Résistance de Limoges, une critique de son ouvrage exprimée en des propos simplistes et définitifs qui résultent moins d’une lecture argumentée que d’une mise à l’index quasi diffamatoire.

Le reproche qui lui est fait de présenter des faits sans documents ni sources identifiées est facilement réfutable puisque l’auteur a pris soin de présenter toutes les références de ses sources, ceci dans le cadre d’une étude exhaustive de tous les dossiers d’épuration.

Cette affaire illustre bien la résistance que certaines associations opposent à des travaux qui, par nature, remettent peu ou prou en question la lecture de faits historiques réputés avérés.

Nous ne pouvons rester muets face aux allégations mensongères des Amis du Musée de la Résistance de Limoges, et HSCO assure de son entier soutien l’un de ses fondateurs. Son travail illustre justement notre cheminement, pas à pas, vers l’objectivité des faits.

HSCO publie donc, ci-après et in extenso, la lettre que Xavier Laroudie a adressée au Président de cette association, ainsi que l’extrait de son bulletin n°102.

Nous souhaitons qu’un dialogue serein puisse s’instaurer en Haute-Vienne autour du riche ouvrage de Xavier Laroudie. Ceci dans l’intérêt-même de l’Histoire et de la transmission de la Mémoire.

Le Bureau de l’Association HSCO

[1] http://www.gesteditions.com/recits/temoignages/un-seul-chatiment-pour-les-traitres

Lettre de X. Laroudie au Président de l’Association des Amis du Musée de la Résistance de Limoges :

Limoges, le 17 décembre 2017

Monsieur le Président,

Si la réaction qui suit vous semble tardive, c’est parce que je découvre récemment, dans votre dernier bulletin N°102 de cette année 2017, les quelques mots que vous avez consacrés à mon livre « Un seul châtiment pour les traîtres ».
C’est aussi parce que vous avez choisi de livrer votre critique au public – j’ai en effet trouvé votre bulletin en libre service au musée de la Résistance à Limoges – que je suivrai donc ce parallélisme pour ma réponse qui sera donc publiée sur le blog de notre association HSCO – Pour une Histoire Scientifique et Critique de l’Occupation -.

Vous citez d’ailleurs, dans votre intervention, cette association dont je suis l’un des membres fondateurs.

Je suis passé de la sidération à l’incrédulité en lisant que selon un de vos adhérents, dites vous, « le livre évoqué présente des faits sans documents ni sources identifiées… ». Je vous rappelle que ce livre est le fruit de près de 15 ans de recherches dans différentes archives publiques de Paris, en passant par Le Blanc, Guéret, Angoulême, Poitiers, Limoges, puis les états civils de toutes les communes de notre département, etc.… Que les références de ces archives dépouillées patiemment, méticuleusement, sont précisées en bas de chaque page avec bien sûr les cotes des ces archives. Les PV de police ou gendarmerie, transcrits parfois in extenso dans le corps du texte, sont également clairement identifiés, « sourcés ». Cette précaution méthodologique doit permettre au lecteur mal convaincu d’examiner les pièces et en quelque sorte, de refaire la démonstration.

Comment, dans ces conditions avez-vous pu relayer publiquement une telle assertion ?

Lire la suite sur PDF =>  Lettre de Xavier Laroudie au Président de l’Association des Amis du Musée de la Résistance de Limoges

 

Conférences de Jean-Michel Adenot : « Viombois, du mythe à l’Histoire »

Le 9 novembre 2017, à Baccarat (Meurthe-et-Moselle), la conférence de Jean-Michel Adenot « Viombois, du mythe à l’Histoire », a fait salle comble et entraîné de multiples questions des personnes présentes.

L’Est Républicain s’en est fait l’écho (1) :

Conférence Baccarat Viombois ER

D’autres conférences sont prévues :

  • Le 10 février 2018 en soirée à LUNEVILLE
  • Le 17 février 2018 l’après-midi au Mémorial Alsace-Moselle de SCHIRMECK

L’ouvrage proposé, Viombois 4 septembre 1944, écritures, mythe et Histoire, est à la base de toutes les conférences de Jean-Michel Adenot, mais pour chaque lieu, il est tenu compte du contexte local.

Lire la suite sur pdf : Conférences de Jean-Michel Adenot

 

(1) http://www.estrepublicain.fr/edition-de-luneville/2017/11/11/viombois-a-l-epreuve-de-la-verite-historique

Voir aussi le site consacré au livre de Jean-Michel Adenot : http://viombois.webnode.fr/

 

Lettre aux amis de la Police (et de la Gendarmerie) – 2017-5

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Jean-Marc Berlière nous propose le dernier numéro de sa « Lettre aux amis de la police (et de la gendarmerie) » en document PDF à consulter sur le lien ci-dessous :

Lettre aux amis de la police 2017-5

A noter que les anciens numéros de la Lettre aux amis de la police à compter de 2011 peuvent être lus et téléchargés à partir de ce blog par ce lien :  https://hscofrance.wordpress.com/lettre-aux-amis-de-la-police/

 

De ténébreuses affaires dans le Loudunais – Saint-Clair juillet 1943

Par Jacques Albert et Jacques Pirondeau

COUVERTURE Ténébreuses affaires

 

« De ténébreuses affaires dans le Loudunais ; Saint-Clair juillet 1943 », c’est le titre du livre que deux membres de l’association HSCO, Jacques Albert et Jacques Pirondeau, viennent de faire paraître aux Editions Cédalion (1).

Jacques Albert, enseignant à la retraite, collecte depuis plus de vingt ans témoignages et documents variés sur les mouvements de Résistance dans le Nord du département de la Vienne.

                                                       Jacques Pirondeau, également retraité de l’éducation nationale, publie depuis une douzaine d’années des articles dans la revue « Résistances en Touraine et région Centre » de l’association ERIL (2).

Le sujet de cet ouvrage est un événement local quasi oublié, sujet suscité par la découverte de documents inédits aux archives départementales de la Vienne, lors de recherches effectuées sur un thème voisin plus vaste. Soigneusement reconstitué, le fil de l’action complété par des témoignages directs, a tous les ressorts d’un roman noir. La vérité qui en sort est néanmoins bien différente de celle qui court encore dans le village.

Juillet 1943, des policiers français de la SAP (Section des affaires politiques) de la 22e Brigade régionale mobile de police de sûreté de Poitiers (3) et les policiers de la Sipo-SD avec lesquels ils collaborent, effectuent trois perquisitions à Saint-Clair et dans les hameaux alentour ; ils arrêtent une quinzaine de personnes, toutes membres du parti communiste. Deux hommes sont fusillés à Biard, d’autres sont déportés, trois ne rentreront pas des camps. Une évasion réussie, suivie d’une autre, -fausse, celle-ci-, de la prison de Poitiers, aboutissent à la découverte d’un cadavre retrouvé sur les bords du Clain : l’homme a été exécuté sommairement. Qui a trahi ?    Lire la suite sur pdf :  De ténébreuses affaires dans le Loudunais

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(1) Editions Cédalion, Mr Jouaud Loïc, editionscedalion.com, 07.70.87.53.99

Prix : 13 €, disponible sur le site https://www.lalibrairie.com/tous-les-livres/de-tenebreuses-affaires-dans-le-loudunais–saint-clair-juillet-1943-jacques-albert-jacques-pirondeau-9791096617067.html

(2) http://eril37etcentrecom.wifeo.com

(3) Sur Poitiers sous l’Occupation et la SAP de la 22e BR, Cf. le livre d’un autre membre de HSCO :

ANTONOWICZ Gilles, Mort d’un collabo, éditions Nicolas Eybalin/Scrineo, 2013, 317 pages.

 

 

Carte postale Saint Clair-GrandeRue