Séance dédicace/Michel Martineau

affichette dédicace Michel Martineau

Michel Martineau, trésorier de l’association HSCO sera présent le lundi 29 août 2016 à la librairie Ars Presse, dans la charmante bourgade rétaise d’Ars-en-Ré, pour la dédicace de son ouvrage « Les inconnus de l’affiche rouge ».

Ars presse, 10 place Carnot 17590 Ars-en-Ré

 

L’abjection est universelle

femme tondue
(source : photo extraite du livre « Femmes tondues, la diabolisation de la femme en 1944 », Dominique François, éd. Cheminements, 2006)

Paroles de Mervin et de Laroudie, paroles de Breton et de Limousin … Après lecture des prises de positions de ces deux membres de l’HSCO, j’ai souhaité leur faire part de ma propre expérience en ce domaine. J’ai passé le temps de l’Occupation en région parisienne. Il est évident de dire que par comparaison avec la Bretagne et la R5, la situation a été nettement moins troublée. La préfecture de Police faisait contre-poids aux Communistes et les éléments de la 2ème DB venaient en renfort.

L’ordre républicain fut promptement rétabli avec quelques couacs du type de la prison privée de l’école dentaire du 13ème arrondissement. Cet établissement qui était tenu par le capitaine FTP Bernard n’avait rien à envier à la Gestapo française de la rue Lauriston Paris 16ème. Et dire que cet enfer qui a duré deux mois était à quelques centaines de mètres du PC du colonel Fabien… (voir « Ainsi finissent les salauds » de Jean-Marc Berlière et Franck Liaigre, ed. Robert Laffont, 2012 et aussi sur internet :  « L’âge de Caïn, premiers témoignages sur les dessous de la Libération de Paris » de Jean-Pierre Abel, éd. Nouvelles, 1947).

Il y a une quinzaine d’année, lorsque j’ai abordé l’étude de la période de l’Occupation, j’ai recensé tous les livres disponibles sur le sujet dans les bibliothèques municipales avec les incontournables monopoleurs de la pensée basique, Ouzoulias et Amouroux. Amouroux était proche de mes propres souvenirs mais peu synthétique.
Ouzoulias m’est apparu suspect quand il a abordé des situations et des gens que je connaissais bien, un tueur compulsif de Français, intelligent, sans repères, transformé en bisounours catholique ! J’ai lu aussi des ouvrages de journalistes qui bricolaient sur des épaves des archives des BS de la préfecture de Police…

Ah ! Ces fameuses archives détruites, disparues… mais bien au chaud dans les caves de la PP (la grande oreille mais aussi la grande mémoire).

Ensuite j’ai abordé les Archives nationales, persuadé que j’allais me faire virer comme un malpropre ! Bien au contraire, j’ai reçu le meilleur accueil. J’avais parmi mes nombreux objectifs de consulter les dossiers criminels des années 1943/1944.

J’ai pris le chemin de Fontainebleau où étaient logées les Archives qui m’intéressaient. A mon premier chemin de croix, à l’heure où blanchit la campagne, après une bonne heure de Transilien crasseux, j’arrive à Fontainebleau ville impériale. Je suis avec une bande de doctorants dans le coaltar et mutiques. Là une navette généreusement affrétée par l’Administration doit nous transporter aux Archives coincées dans la forêt, à proximité de la route nationale. J’avais connu une chose comparable avec le camp d’instruction du 1er régiment du train à Montlhéry.

Afin de donner un éclairage complémentaire aux propos d’Yves Mervin et de Xavier Laroudie, je vais essayer de restituer ci-dessous l’essentiel de mes notes.
Je vais m’exprimer sur des faits survenus en France à la même période et ainsi apporter un supplément d’ambiance générale.

Aux A.N. de Fontainebleau, les affaires criminelles sont sous la référence 1 987 0802 et pour mon propos, les boîtes 5, 6, 7 et suivantes.

Je peux ainsi synthétiser mon examen des cartons sur les affaires criminelles. Par respect pour les familles, je ne donnerai jamais de noms.
La seule chose que je m’efforcerai de retenir, c’est le climat et la tendance de l’évolution
des comportements criminels.

Le premier constat concerne la police qui continue, de jour comme de nuit, à faire son travail d’une façon très professionnelle, comme avant guerre. Il est très important de noter que « les flics de Vichy » le sont devenus par un coup de baguette magique en juillet 1940. Il n’est pas inutile de rappeler que les Chambres réunies ont piteusement abandonné, à une majorité écrasante, le mandat qu’elle avaient reçu du Peuple à un vieillard de 84 ans… Il y a des dossiers clairs, bien présentés, bien rédigés, avec photos, parfois glaçantes, divers documents d’enquête. On constate la permanence de la procédure en 1940, 1944, 1955.

Tout y passe : Les crimes, les tentatives, que cela concerne des Français ou des Allemands – victimes ou assassins – ! Un allemand est impliqué ? Il y a enquête et transmission à la Feldgendarmerie. Il y a beaucoup de policiers tués et par forcément pour des motifs recevables au plan de la collaboration. On les tue parce qu’ils sont flics de Vichy, pour ce qu’ils sont, pas pour ce qu’ils auraient fait. C’est une sorte de roulette russe !

A partir de 1943, s’ensuit un crescendo de femmes exécutées sommairement. Le principal reproche concerne le fait qu’elles couchent avec les Allemands. Parfois l’accusation est pire et souvent vérifiée, elles dénoncent allègrement à ce que les gens nomment la Gestapo. La police qui fait son travail dit dans ses rapports : la femme X « fille soumise » a été tuée par les FTP car, selon toute vraisemblance, elle était indicateur de la police allemande…

Parmi les victimes se trouve naturellement une majorité de membres de la Milice, de la LVF, du PPF, du Groupe collaboration, Francistes et Pétainistes de tout poil.
L’armement des « terroristes » évolue. On passe du 6,35 début 1943 au 7,65 puis au 9mm parabellum et à la mitraillette Sten ou à la Thomson de 11,43.
La Thomson a été utilisée lors l’attentat très médiatisé contre l’intendant de police de Toulouse Berthelet, le 5 octobre 1943.
Exceptionnellement, la victime se rebiffe, comme ce maire du Val d’Oise nanti d’un port d’arme, qui a pu dégainer et mettre ses deux agresseurs en fuite.

La période suivante va de janvier à avril 1944. On conserve les mêmes tendances lourdes. Les traîtres, selon la dialectique communiste, sont des femmes à la cuisse légère, des curés, des collabos de toutes sortes et quelques Allemands. Par-ci par-là quelques bons crimes crapuleux, comme jadis !
J’ai maintenant une référence géographique. L’ensemble de ces méfaits est semble-t-il, bien localisé. D’abord dans le nord du pays puis essentiellement dans le sud/sud-ouest. Il s’agit de Toulouse, du Lot et Garonne, de la Drôme, du Vaucluse, des Hautes-Alpes et des Alpes de Haute-Provence (ex : B A,H A ).

Le nombre de policiers assassinés est très important, sans qu’on sache pour quelles raisons objectives. Nous arrivons à la conclusion suivante, c’est que dans bien des cas, comme pour les Juifs, on les a supprimés pour ce qu’ils étaient !

On relève aussi clairement le cas de gens assassinés par la police allemande qui comprenait beaucoup de Français fusillés à la Libération ou liquidés au coin d’un bois.

La police pendant cette période difficile mène ses enquêtes avec le même professionnalisme. Certaines de ces enquêtes aboutiront en 1951 voire 1953 parfois stoppées par les lois d’amnistie ; ces enquêtes n’ont aucune exclusive, elles concernent tout le monde : victimes des FTP, de la Milice, du Milieu, des Allemands.
Les inspecteurs ne pratiquent pas encore la langue de bois de notre époque et de plus ils ont un français de qualité. Les motifs invoqués par les enquêteurs le sont sur le comportement des victimes bien connu de la Grande Maison. Avec de faibles moyens la police de 1944 pourrait donner des leçons à ses contemporains concernés. Parmi les motifs on peut noter : « couche avec les Allemands », « dénonce des collaborateurs », « a des accointances avec les Communistes »… , no limit !

Nous aborderons maintenant la période qui couvre grosso modo l’année 1944 ; on dénombre pour la période plus de 2000 affaires. Mais il n’y a pas tout. En effet
il y a d’autres dépôts, des documents perdus, des pièces compromettantes volées, des drames à jamais inconnus.

La concentration des affaires peut se résumer aux régions approximatives suivantes : Nord, Bretagne, Alpes, Provence, Massif Central, Aquitaine. Il y a peu de chose pour l’Île de France, dont le département de la Seine, car nous n’avions pas les chiffres de la préfecture de Police.
Parmi les victimes, il y a des gens tués par la Résistance (pris comme terme générique pouvant recouvrir des réalités diverses). Nous faisons allusion ici à une pseudo-résistance qui tue par exemple une grand mère avec son petit fils de 4 ans, une femme de prisonnier de 35 ans avec ses fillettes de 6 et 13 ans, au motif présumé de sympathie pour l’occupant.

A l’occasion on vole l’argent liquide, les provisions, on viole etc. Des familles entières sont supprimées au motif que le chef de famille est collabo, mais on tue aussi la femme, les enfants et le bébé dans son berceau. Beaucoup de femmes sont encore assassinées, toujours pour le même motif. Les exécutions sommaires par les Allemands sont nombreuses et brutales. La bête est aux abois. Un exemple parmi tant d’autres de l’inhumanité de ces gens là : 5 à 30 jeunes gens de 18 à 20 ans sont tués au détour d’un chemin forestier après avoir été dépouillés de leurs papiers. Comment les reconnaître ?

La police et la gendarmerie continuent leur travail quelques soient les gouvernements, Pétain, de Gaulle, la 4ème République. Les enquêtes suivent patiemment
jusqu’à leur aboutissement vers 1948/1949, parfois plus tard. Les assassins sadiques de l’école dentaire n’en avaient pas encore fini avec la police en 1953.
L’impression qui se dégage est que malgré la tempête, les structures de l’Etat sont restées en place, ce qui nous aura évité la révolution prolétarienne ou l’occupation américaine.

Michel Martineau

Mars 2016

Edit (HSCO) suite au commentaire de Cagouille, deux ouvrages pour aller plus loin :

bleubite boudard

Bleubite, Alphonse Boudard, éd. Plon, 1966

au bon beurre dutourd
au bon beurre dutourd 2

Au bon beurre, scènes de la vie quotidienne sous l’Occupation, Jean Dutourd, éd. Gallimard, 1952

(Source photo : Amazon)

Compte-rendu projection-débat « Les FTP-MOI dans la Résistance »

Projection-débat du film documentaire « Les FTP-MOI dans la Résistance » sorti en 2013

18 février 2016 à 18 heures, auditorium de l’Hôtel de ville de Paris

les ftp moi dans la résistance large

Compte-rendu et brefs commentaires de Michel Martineau

Tribune :

– Julien Lauprêtre, président du Secours Populaire
– Georges Duffau-Epstein, fils du colonel Gilles
– Laurence Karsznia, réalisatrice
– Mourad Laffitte, réalisateur
– Catherine Vieu-Charier, adjointe à la maire de Paris chargée de la Mémoire et du Monde Combattant

Dans la salle :

– Arsène Tchakarian, ex-FTP MOI, historien né en 1916
– Amiral J.C. Barrère, directeur de la fondation Charles de Gaulle
– Famille d’Henri Krazuki

Dans son introduction, la maire ajointe fait l’éloge d’Olga Bancic. Elle évoque le fléau du racisme et de l’antisémitisme, toujours actuel. Elle souligne l’engagement des 22 fusillés du 21 février 1944 au Mont Valérien. Elle appelle l’attention de la salle sur la présence du fils du colonel Gilles et de Julien Lauprêtre.

Le film débute par les dernières lettres de Manouchian et de Wolf Wajsbrot. On est dans l’émotionnel, on va y rester. On présente la MOI crée en1923 et sa référence à la CGTU. Le propos s’appuie sur des interventions de gens connus : Alya Aglan, Benoit Rayski, Arsène Tchakarian et moins connus : la nièce de Mélinée Manouchian, Katia Guiragossian et une dame âgée très charismatique, la sœur de Wajsbrot.

Le Parti communiste apparaît comme un des vecteurs de la défense de ces étrangers polonais, juifs, italiens, espagnols. Ils seraient 2 500 000 vers 1935. Leur motivation : la France est le pays des droits de l’Homme avec la référence au siècle des lumières.

Ensuite, s’enchaînent le Front Populaire, la guerre d’Espagne.

Guy Krivopissko, directeur du Musée de la Résistance Nationale intervient ensuite et s’exprime en termes généraux sur les sujets qu’il aborde. Dans le débat qui a suivi, l’antifascisme, le rôle de Manouchian et le génocide arménien ont été soulevés ainsi que la presse xénophobe, de « Gringoire » à « Je suis partout » sans oublier les écrits de Maurras et le rôle de la MOI CGTU.

La résistance armée est ensuite évoquée. Selon les intervenants, elle aurait eu un poids déterminant sur le cours de la guerre ! Il y a une sélection des références. Il n’est question que de Bourdarias le résistant communiste fusillé par les Allemands pour avoir été l’un des exécutants du lieutenant-colonel Karl Hotz à Nantes et seulement de lui. On oublie la participation de Brulstein et Guisco et on néglige les effets collatéraux de leurs gestes : les 48 otages exécutés en représailles. .

On fait partir la résistance communiste en juin 1941, mais on ne parle pas de Fabien et des conséquences humaines sur les otages de l’assassinat de l’aspirant Moser à la station de métro Barbès à Paris.

On parle d’avril 1942, date de l’engagement de Manouchian, et du printemps 1943 où l’on voit apparaître Epstein, qui devient la clé de voûte mémorielle de l’année 1943.

On évoque le détachement Carmagnole… On parle de Rol Tanguy et d’Epstein liés par la guerre d’Espagne. Une évocation surprenante présente des liens qui auraient existé entre Jean Moulin et Epstein avant guerre.

On en arrive au printemps 1943 : Epstein serait chef militaire de Paris RP et Boris Holban sera remplacé par Missak Manouchian.

Un assez long développement est consacré à Carmagnole et Marcel Langer.

On évoque l’affaire Faure Pinguely (1) sortie de son contexte et de ses conséquences.

Il est reconnu que les FTP sont peu nombreux mais qu’ils ont fortement inquiété les Allemands. J’y apprends que le général de Gaulle n’a pu prendre le pouvoir à Alger que grâce à Fernand Grenier, le communiste…

Au cours du film, il a fallu attendre pour que le rôle déterminant de la police française soit reconnu explicitement. Il y avait toujours le sous-entendu « d’arrêté par la Gestapo, les fascistes ». Il aurait été plus juste de dire que c’est la police française qui a fait l’essentiel du travail fin 1943 et combattu pour la libération de Paris en août 1944.

On aborde ensuite le thème : « A quoi a servi la Résistance ? » avec cette notion nouvelle de
« l’ esprit de résistance », de portée générale et actuelle. On donne la parole (enregistrée) à Stéphane Hassel, décédé en 2013, qui parle d’humanisme, de valeurs fondamentales et apporte sa caution de gaulliste de la première heure.

Après, il y a un eu un débat sur l’Affiche Rouge. J’ai des doutes quant à l’affichage généralisé en France et sur l’effet de mobilisation du peuple.

Heureusement, Benoît Rayski met bien les pendules à l’heure sur le dénouement parisien et le rôle déterminant de la police française.

Suivant le plan des réalisateurs, on parle du procès de l’hôtel Continental ; et Monsieur Lauprêtre rappelle les souffrances actuelles et une nouvelle Résistance dont il se fait le porte-parole.

Mourad Laffitte oriente son intervention conclusive sur les valeurs du CNR, la nouvelle montée du fascisme et d’un nouvel anti-sémitisme.

En conclusion :

On peut dire que les réalisateurs ont atteint leurs objectifs mais qu’ils ont omis de parler des effets collatéraux et de faire un rapprochement avec l’action des FTP français. Le rôle déterminant de la Préfecture de Police de Paris a été très sous-estimé.

J’ai été surpris de voir passer à la trappe une personnalité de la taille de Pierre Georges dit colonel Fabien alors qu’on a parlé de Brulstein, de Salkinov et de Bourdarias. A l’inverse, j’ai constaté que le colonel Gilles prenait de plus en plus d’importance…

Il y a encore du travail pour les chercheurs aux archives de la PP et aux AD 78, à Saint Quentin en Yvelines, référence 1 W175.

Michel Martineau

24 février2016

NB : voir par ailleurs le livre très récent de Franck Liaigre, « Les FTP, nouvelle histoire d’une résistance », ed. Perrin, 2015

(1) Sous Vichy, il y eut une justice d’exception sous le contrôle allemand mais aussi en concurrence avec les tribunaux du Reich. Le conseiller Jacques Faure-Pinguely présidait la section spéciale de Lyon du tribunal d’état. Il fut abattu chez lui par des FTP en décembre 1943, après le procès avec condamnation à mort de Simon Frid-Rabinovitch.

L’avocat général de Toulouse Pierre Lespinasse qui avait obtenu la tête du responsable FTP MOI
Marcel Langer en juillet 1943, sera tué en octobre 1943 par un homme seul de 7 balles de 7,65 en allant à la messe.

Il faut rappeler que les magistrats comme les policiers étaient les mêmes avant, pendant et après la guerre. Cette remarque vaut pour toutes les structures administratives de la France.

Lettre d’information 11 janvier 2016

Les travaux de nos membres actifs

Un commissaire divisionnaire honoraire pointe du doigt les failles des services de renseignement dans la traque des tueurs de Charlie Hebdo. Passionnant et inquiétant à la fois. À lire dans la « Lettre aux amis de la police et de la gendarmerie N° 1 2016 » de Jean-Marc Berlière, membre fondateur d’HSCO.

lettre amis police front

Lettre aux amis de la police 01 2016

Dans la même lettre : « Des archives s’ouvrent » Excellente nouvelle pour les historiens de la période de l’Occupation , donc spécialement pour ceux d’HSCO.

Remerciements pour les historiens qui sont intervenus auprès du Président de la République, pour donner un « coup de pouce ».

Arrêté du 24 décembre 2015 portant ouverture d’archives relatives à la Seconde Guerre mondiale

PDF Arrêté du 24 décembre 2015

« Les inconnus de l’Affiche Rouge » Un commissaire de police, Franck Martineau assassiné en juillet 1943. La photo de son corps criblé de balles se retrouve sur l’Affiche rouge qui a immortalisé les résistants communistes du groupe Manoukian.

inconnus affiche rouge

« Les inconnus de l’Affiche Rouge » aux éditions Libre Label

Frank Martineau, commissaire de police de Gonesse a laissé une veuve et cinq enfants en bas âge. Un de ses cinq enfants a cherché pendant dix ans comment et pourquoi son père avait été tué. Une recherche dans le labyrinthe des mensonges officiels, des légendes et des rumeurs. Un livre de la collection « Récits de vie » aux éditions « Libre Label ». Franck Martineau a été reconnu « victime du devoir ». Un récit avec du cœur filial dans l’ouvrage.

Dans les légendes de l’Histoire

Un nouveau livre sur l’Orchestre rouge intitulé « La véritable histoire de l’Orchestre rouge » par Guillaume Bourgeois (éditions Nouveau monde 2015). Un histoire d’espionnage de haut vol, d’un agent soviétique retourné, de désinformation, de double jeu. Une enquête dans les archives russes, américaines et allemandes. Du travail d’historien qui remet en question le récit de Gilles Perrault, fabricant de la légende en 1967. L’histoire revue et révisée, à la lumière d’une sérieuse recherche qui fissure le récit légendaire du premier écrivain. Trepper, l’espion communiste n’était pas le héros de la légende. Il a su dénoncer quelques uns de ses petits camarades, et non des moindres.

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« la véritable histoire de l’Orchestre rouge » aux éditions Nouveau Monde

Gilbert Moreux